Les Femmes dans la Commune de Paris 1871

Des milliers de femmes se sont engagées dans la Commune. Elles y ont apporté leur volonté de mettre fin à leur exploitation et à l’infériorité de leur condition. Elles ont donné toute leur flamme, toutes leurs capacités de lutte et d’initiative et jusqu’à leur vie. Elles sont d’origines très diverses mais la présence en très grand nombre des femmes du peuple dans un combat politique et social est un trait fort de la Commune.

Si pour beaucoup, la présence des femmes dans la Commune se résume à un seul nom : Louise Michel, on oublie ou on néglige les Marie Le Roy, Hortense David, Marie Lecomte, Eulalie Papavoine, Paule Mink, Anne-Marie Menand, Elisabeth Dmitrieff, Aline Jacquier, Adèle Gauvin, Marceline Leloup, Blanche Lefevre et Nathalie Le Mel    etc.

C'est pourquoi, si dans ce qui suit les femmes et les hommes de la Commune sont classés par ordre alphabétique, nous mettons en avant d'abord les "communardes" avec en premier la Brestoise Nathalie Le Mel, puis les "communards".  

Les femmes de la Commune ont été traitées de "Pétroleuses" par les Versaillais et la réaction. Sur "le mythe des pétroleuses" lire le texte ci-dessous :

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Les élus de la Commune par arrondissement :     dans le Maitron

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Des Bretons dans la Commune, voir     Le Blog

De nombreux Bretons demeurant à Paris ont pris fait et cause pour la Commune : ouvriers et ouvrières, domestiques, employés de commerce et employées de maison ...

La base de données réalisée par Jean-Claude Farcy donne la liste des victimes de la répression versaillaise (voir partie "Liens" du site).

Ainsi pour la Bretagne il est dénombré 945 communards par département de naissance :

      - Côtes du Nord : 217 dont 3 femmes

      - Finistère : 144 dont 4 femmes

      - Ille et Vilaine : 247 dont 6 femmes

      - Loire Inférieure : 189 dont 3 femmes

      - Morbihan : 148 dont 1 femme

Le dossier paru dans Le Trégor

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Femmes de la Commune

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Nathalie LE MEL (1826-1921)

Notre comité local a fait de 2017 l'année Nathalie Le Mel (née Perrine Natalie Duval).   

Née à Brest le 24 août 1826, elle quitte Quimper où elle s'était installée avec son mari en 1849, pour débarquer à Paris en 1861.
Une fois à Paris, sortie du carcan provincial et religieux, elle est obligée par manque d'argent d'apprendre et d'exercer un métier, celui de relieuse. En août 1864, une grève longue et très dure est menée par les ouvriers relieurs de Paris; parmi eux, le militant Eugène Varlin. Nathalie est parmi les grévistes. Et, lorsque l'année suivante, une nouvelle grève sera décidée, elle sera du comité de grève et ensuite élue déléguée syndicale. 

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La biographie de Nathalie Le Mel :

Lemel

lemel

11-09-1864-NLM

Une note sur les grèves de 1864-1865 :

Compte-rendu du procès de Nathalie Le Mel
IVe Conseil de guerre - Audience du 10 septembre 1872


Dans le journal de Jaurès, L'Humanité, du 25 mars 1914 est évoquée la présence de Nathalie Le Mel au banquet des anciens de la Commune (notez l'orthographe plus qu'approximative de son nom par le journaliste).

Huma-25-mars-1914

Huma-25-mars-1914-P6

Nathalie Le Mel est morte le 8 mai 1921

Michèle Audin donne des informations intéressantes sur la vie de Nathalie Le Mel, notamment après son retour de déportation.

En mai 1921 seuls les journaux L'Humanité (SFIC) et Le Populaire (SFIO) parlent de son décès.

L'Humanité du 12 mai 1921 (article d'Hélène Brion)

Le Populaire du 15 mai 1921 (un petit article en bas de la page 2)

Le Populaire, pages 1 et 2 :

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Une autre Bretonne de la Commune : Anne-Marie MENAND (1837- ?)

Elle nait à Saint-Séglin (35) le 9 juin 1837. Pendant la Commune, elle habite 104, rue du Faubourg-Saint-Honoré (VIIIe arr.) et travaille chez sa belle-sœur qui tient une cantine avenue de Wagram.

Elle prend plusieurs fois la parole au club de l’église Saint-Eustache, Ier arr.. Pendant la Semaine sanglante elle est aux barricades et soigne des blessés les 22 et 23 mai 1871.

Arrêtée le 24 mai, rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.), sous l’inculpation d’avoir participé aux incendies des maisons de la rue Royale (VIIIe arr.) puis relâchée, elle est de nouveau arrêtée : « Aucun témoin n’a vu la femme Ménand mettre le feu » reconnut-on mais « il résulte suffisamment » etc...

Condamnée à la peine de mort le 16 avril 1872 par le 4e conseil de guerre ; elle voit sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité le 24 juillet 1872 et déportée en Guyane.

Sources : Le Maitron et Eugène Kerbaul

 
Pour en savoir plus, le document ci-dessous.

AM-Menand

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Mathurine Alleno (1846 - 1921)

 
Dans la base de Jean-Claude Farcy nous trouvons parmi les communardes arrêtées le nom de Marie-Louise ALLENO avec les informations suivantes :

ALLENO Marie – Louise / Lieu de naissance : Laniscat / Date de naissance : 5 avril 1846 / Age : 25 ans / Adresse : 1 rue de la Verrerie (quartier Saint-Gervais) – Paris / Profession : Fille soumise (prostituée) / Type d’activité : Services - Branche : Services

Or des recherches généalogiques (confirmées par les archives départementales des Côtes du Nord) nous donnent bien une ALLENO Marie-Louise mais avec les renseignements suivants :

ALLENO Marie Louise née à Laniscat le 27 avril 1842, décédée le 16 février 1935, Cigarière, marchande légumes, retraitée de la manufacture des tabacs.

En 1846 il n'y a que la naissance de Mathurine Alleno, une soeur de Marie-Louise.

Les informations données par la Mairie de Paris confirment que c'est bien Mathurine ALLENO née en 1846 qui participa à la Commune de Paris.

Voir ci-après le fruit de nos recherches.

Marie-Louise Alleno, la soeur de Mathurine

(Pas de photo de Mathurine Alleno)

M-L-Alleno

Ci-contre le document justifiant la modification apporté au PDF ci-dessus :

Genealogie 22 n 132 oct 2021

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Anna Babick (1840-  ?  )

     

Anna Guerrier née le 2 novembre 1840 est la soeur cadette de Victoire Tinayre. 

Après la Commune elle part en exil en Suisse avec sa sœur, sa famille et quelques communards.

Elle y épouse le 12 août 1873 aux Eaux-Vives (quartier populaire de Genève), le communard Nicolas Babick, élu du Xe arrondissement, l'inventeur de la liqueur Babickine, le prêtre illuminé de la religion fusionnienne et l'ami du non moins illuminé Jules Allix.
L'union est explosive et les deux époux sont heureusement propulsés par le destin à des kilomètres l'un de l'autre après quelques mois de vie agitée.

Elle part ensuite en Hongrie.

Lire le document "Exilés et voyageurs en Hongrie" de Claude Schkolnyk

   

" Rien ne nous dit, au demeurant, qu'Anna Guerrier ait pris une quelconque part au mouvement communaliste ; en effet, contrairement à son frère, Antoine Ambroise, et à sa sœur, Marguerite Victoire, qui tous deux ont été jugés par les conseils de guerre versaillais, Anna Guerrier, institutrice de son état, ne dispose d'aucun dossier dans la série 8J du SHD de Vincennes. Il se peut fort bien qu'elle n'ait fait que suivre sa famille en Suisse après l'écrasement de la Commune. "

Maxime Jourdan

Anna-Babick

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Marie Bonnevial (1841 - 1918)

 

Née à Rive-de-Gier (42) le 28 juin 1841 et morte le 4 décembre 1918, Marie Bonnevial est une militante syndicaliste, féministe et socialiste. Elle fait partie des pionnières de la franc-maçonnerie mixte au sein de l'Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain ».

Issue d'une famille modeste, Marie Bonnevial devient institutrice sous le Second Empire. Engagée contre les injustices sociales, elle rejoint en 1871 le mouvement de la Commune de Lyon, ce qui lui vaudra d'être renvoyée de l'instruction publique.  

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Marie_Bonnevial

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Victorine Brocher (1838-1921)

   

Victorine Malenfant est née à Paris en 1838, fille d’un cordonnier républicain et franc-maçon.
Mariée en 1861 à un artisan cordonnier Jean Rouchy, elle se lie très tôt aux militants de l’Association Internationale des travailleurs.
En 1862, elle travaille à Paris comme ouvrière piqueuse de bottines en 1862.
En 1867, elle participe à la fondation d’une boulangerie coopérative et d’un magasin coopératif.
Pendant la guerre franco-prussienne, son mari s’engage comme franc-tireur de la Loire et elle comme ambulancière.

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Victorine-Brocher

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Marie Bure (1821-1871)

  

Frangeuse à la Guillotière, elle est tuée à 50 ans lors de la barricade de la Grand rue de la Guillotière, le 1° mai 1871.

La seconde Commune de Lyon

Au printemps 1871, ce sont de nombreux militants lyonnais inconnus et insurgés quasi-anonymes qui firent ces soulèvements locaux. Ces courtes insurrections se passent en deux temps.

Du 22 au 25 mars 1871, la scène en est l’Hôtel de ville, tandis que celle du 30 avril et 1er mai 1871, plus sanglante, se déroule dans le faubourg de la Guillotière.

Dans la nuit du 22 au 23 mars, l’Hôtel de ville est une nouvelle fois envahi avec l’aide d’acteurs du 28 septembre 1870 (1ère Commune de Lyon), de membres de l’ex-comité de Salut Public, du Comité révolutionnaire de la Guillotière, et de 18 bataillons sur 24 du Comité central de la Garde Nationale. Une commission est installée.

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Herminie Cadolle (1842-1924)

La communarde qui inventa le soutien-gorge

 

Fille d’un couvreur, Eugénie Herminie Sardon nait le 17 août 1842 à Beaugency (Loiret).
Le 15 mai 1860, elle se marie avec Ernest Philippe Cadolle. L’année suivante, ils ont un fils, leur fils unique, Alcide Ernest. Le couple s'installe ensuite à Paris. Elle y travaille comme ouvrière corsetière.

Durant la Commune de Paris de 1871, elle participe à l'un des premiers mouvements se réclamant du féminisme « l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés ». Elle devient une amie de Louise Michel. À la fin de l'insurrection, elle est arrêtée et emprisonnée à Rouen, puis relaxée six mois plus tard. Son mari, peintre en bâtiment, enrôlé dans la Garde nationale, est condamné à deux ans de prison.

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Herminie-Cadolle

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Joséphine Courtois, veuve Delettra (1820- ?)

    

Elle combat à Lyon lors des journées révolutionnaires de 1848. On la surnomme alors « la reine des barricades ».
Couturière de son métier, lors de la Commune, elle fréquente les clubs de la Boule Noire et de l’église Saint-Bernard. 
Armée d’un fusil, une écharpe rouge sur sa jupe, elle réquisitionne les tonneaux vides du sieur Galliet pour construire la barricade à l’angle de la rue Doudeauville et de la rue Stephenson. Elle distribue des cartouches et en fait même porter aux combattants par sa petite fille.

Condamnée à 20 ans de réclusion.

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Jeanne Desdoit (née Mérienne) (1817- ? )

  

Née à la Doré (Mayenne) ; repasseuse au 5 rue de la Parcheminerie, Paris (Ve arr.) ; participante à la Commune de Paris.

Elle figure sur la liste des femmes détenues sous l’inculpation de participation à l’insurrection du 18 mars, préfecture du Pas-de-Calais, Arras, le 22 septembre 1871. 

Elle avait alors 54 ans.

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Sophie Doctrinal (épouse Lemarchand, dite Poirier) (1830-1879)

   

Née le 18 mars 1830 à Bouquigny, hameau de la commune de Troissy (Marne), morte à la prison centrale d’Auberive (1), le 21 mai 1879.

Durant le siège de Paris, elle participe avec d'autres femmes, Madame Blin, Béatrix Excoffon, Aglaé Jarry et Louise Michel, à la création du Comité de Vigilance du XVIIIe arrondissement. Elle en devient la présidente. Elle obtient de Clémenceau, maire du XVIIIe, des locaux, dans lesquels, elle met en place un atelier de confection coopératif pour des ouvrières. Elle préside également un club, la Boule noire à Montmartre.

Durant la Commune de Paris, elle milite pour les droits de la femme, propose la création d'écoles professionnelles féminines et se bat pour la suppression de la prostitution. Le 21 avril, elle signe avec André Léo et Anna Jaclard l'appel des citoyennes de Montmartre (2). Elle est également ambulancière et en recrute 80 dans son arrondissement.

Arrêtée par les Versaillais. Elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il est prononcé à son encontre, qu'elle avait eu « une déplorable influence sur cette partie de la population féminine de Paris, qui s'est trouvée plus tard disposée à prêter son concours incendiaire. »


(1) Jean-Pierre Bonnet nous communique le 15/10/2019 les informations suivantes : 

Vous faites mourir Sophie Doctrinal/Poirier à Auberive. Cela ne paraît pas certain : le matricule de la prison a disparu, mais il existe aux Archives de la Haute-Marne une liste des prisonnières transférées ou décédées : elle n'y figure pas. Elle n'apparaît pas non plus sur l'état civil de la commune d'Auberive. Or les Archives de Chaumont m'ont dit qu'après vérification, toutes les prisonnières mentionnées décédées se retrouvaient sur l'état civil de la commune d'Auberive, où elles constituent le groupe le plus important des décédées.

(2) - l’Appel des citoyennes de Montmartre

« Les citoyennes de Montmartre, réunies en assemblée, ont décidé de se mettre à la disposition de la Commune pour former des ambulances qui suivent les corps engagés avec l’ennemi et relever, sur le champ de bataille, nos héroïques défenseurs. Les femmes de Montmartre, animées de l’esprit révolutionnaire, veulent témoigner de leur dévouement à la révolution. »

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Marie Augustine Gaboriaud  (1835-1882)

   

Née à Ardelay (près des Herbiers) dans une famille de petits paysans, Marie Augustine Gaboriaud gagne Paris dans les années 1860 et y devient lingère. C’est là qu’elle rencontre et épouse Jules Chiffon (1822-1880), issu d’une famille de tailleurs de pierre de la Côte d’or.

Comment le couple vit-il la guerre, le siège et les balbutiements de la République ? On l’ignore. Nous savons seulement qu’à la veille de la proclamation de la Commune, le 28 mars, Jules est élu capitaine dans la Garde nationale. La Commune proclamée, on sait que Marie participe à l’Union des Femmes pour la défense de Paris puisqu’on lui reproche ses actions d’ambulancière lors de son procès. Durant la Semaine sanglante (21 au 28 mai) de la répression versaillaise, elle est décrite comme « ceinte d’une écharpe rouge et armée d’un revolver (…) aux barricades du pont d’Austerlitz et du boulevard Mazas. (…) On l’appelait “la Capitaine”. » ...

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Victorine Gorget, Ep. Lefèvre (1835-1901)

 

Née le 20 avril 1843 à Paris. Elle se marie avec Nicolas Lefèvre (sculpteur) ; sans enfant ; demeurant, 5, rue de Chartres (Paris 18e arr).

Pendant la Commune de Paris, alors qu'elle est âgée de 28 ans, Victorine Lefèvre fréquente de manière assidue le club Saint-Michel-des Batignolles dans le 17e arrondissement. Considérée comme une meneuse, elle y aurait notamment proclamé « que les dames doivent prendre les armes pour garder les remparts, pendant que les hommes font des sorties contre les troupes de Versailles ».

Elle est aussi très active au sein du groupe L'union des Femmes pour la défense de Paris et le soin aux blessés,organisation animée par Nathalie Le Mel et Elisabeth Dmitrieff.

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Gorget-Victorine

Voir également "Le Maitron" (Victorine Lefèvre)

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Céleste Hardouin (1832-1904)


Elle nait le 12 juillet 1832 à Bréhémont (Indre-et-Loire).

Institutrice à Paris, Céleste Hardouin fut arrêtée et emprisonnée à la prison des femmes et des enfants des Chantiers, à Versailles.

Elle a laissé un témoignage sur sa détention et sur l’instruction judiciaire.

Louise Michel critiqua vivement sa pétition pour obtenir sa libération.


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Anna Jaclard (1843-1887) 

  

Née à St Petersbourg le 18 octobre 1843,   Anna Vassilievna Korvine-Kroukovskaïa est une socialiste et féministe révolutionnaire russe, membre de l'Association internationale des travailleurs. Elle est liée d'amitié avec Karl Marx et a épousé le blanquiste Victor Jaclard. Elle meurt le 12 octobre 1887 à Paris.

Elle est la soeur de la mathématicienne et socialiste Sofia Kovalevskaïa (1850–1891).

Pendant la Commune de Paris (1871), elle écrit dans le journal « La Sociale » fondé par André Léo. Elle est membre du Comité de vigilance de Montmartre aux côtés de Louise Michel et de Paule Minck.

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Pauline Kergomard (1938-1925)

    

Marie Pauline Jeanne Reclus est née le 24 avril 1838 à Bordeaux et décédée le 13 février 1925 à Saint-Maurice (Val-de-Marne).
Elle fut inspectrice générale des écoles maternelles, dont elle est la fondatrice en France.

Elle devient institutrice à 18 ans. En 1861, elle s'installe à Paris et épouse, en 1863, Jules Duplessis-Kergomard, qu'elle rencontre dans les milieux républicains. Elle y tient une école privée et devient la directrice de L'Ami de l'enfance, revue pour les « salles d’asile »

Elle est la cousine germaine du communard Élisée Reclus.


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Pauline Kergomard ne fut pas une figure de la Commune de Paris, mais fut une ardente promotrice de l'école laïque. En effet, en 1850, la loi Falloux imposa l’instruction religieuse dans toutes les écoles. Thiers voulait que le curé de la paroisse se charge de l’instruction primaire. Il préférait « l’instituteur sonneur de cloches à l’instituteur mathématicien ». Après le coup d’État du 2 Décembre 1851, le Second Empire renforça encore la mainmise de l’Église sur l’enseignement. Mais Louise Michel, Pauline Kergomard et d’autres instituteurs laïques refusèrent de faire allégeance à l’Empereur.

A la veille du 18 mars 1871, 27 % des enfants d’âge scolaire de Paris étaient inscrits dans les écoles communales tandis que 33 % fréquentaient les écoles congréganistes. En outre 32 % des enfants n’allaient dans aucune école car ils travaillaient très jeunes avec leurs parents ou dans les usines. Et, pour les mêmes raisons, beaucoup d’élèves inscrits n’étaient présents qu’en début d’année à l’école.

Les enfants travaillaient dès le plus jeune âge, parfois 15 heures par jour, dans les manufactures. L’âge d’embauche fut limité à 12 ans en 1841, puis à 13 ans en 1892, mais, le plus souvent, cela n’était pas respecté.

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Pétronille Kindermans (1842-?)

  

Née en Belgique en 1842, son premier mari fut « tué au service de la France » durant la guerre franco-prusienne. 

En mars 1871, elle se remaria avec Alfred Lamblin (*), sergent du 108e fédéré. Elle servit la Commune de Paris comme cantinière dans ce même bataillon, puis dans d’autres unités cantonnées près de son domicile.

Ayant réussi à échapper à la répression, Pétronille Kindermans résidait avec son mari à Bruxelles en 1875. Plus tard dans l’année ils déménagèrent à Saint-Gilles, et dès lors leur trace se perd.

* Alfred François Lamblin : Né à Paris le 1er mars 1838 ; ouvrier ajusteur.

 

Sources : Le Maitron

P-Kindermans

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Rosalie Kosakowska-Niemec

   

D’origine polonaise, tailleuse d’habits, elle fut condamnée, le 2 mai 1872, par le 15e conseil de guerre, à deux ans de prison et 200 f d’amende.

Attendus du jugement : « Avoir, par des discours, cris ou menaces, cherché à troubler la paix publique, en excitant le mépris ou la haine des citoyens les uns contre les autres, dans un mouvement insurrectionnel ». 

Elle fut internée à la prison d'Auberive (Haute-Marne).


Sources : Le Maitron

 

En 1856, afin de désengorger la maison centrale de Clairvaux l’Etat fait l’acquisition de l’abbaye d'Auberive et y fait venir les femmes. La prisonnière le plus connue fut la communarde Louise Michel, détenue 20 mois entre décembre 1871 et août 1873 avant sa déportation en Nouvelle Calédonie.


Rosalie-Kosakowska-Niemec

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Sofia Kovalevskaïa (Sophie Kowalevski) 1850-1891

  

Née à Moscou le 15 janvier 1850 et décédée à Stockholm le 10 février 1891, elle est une célèbre mathématicienne russe.

Elle participe avec sa sœur Anna Jaclard à la Commune de Paris (Anna est mariée à Victor Jaclard, qui fut — six mois auparavant — un membre important de la Commune de Lyon avant de s'illustrer lors de la Commune de Paris).

En l'honneur de sa sœur Anna décédée à Paris d'une opération faisant suite à un cancer, elle écrit un livre intitulé Souvenirs d'enfance, dans lequel elle évoque leur enfance à Bilbino. En 1890, elle publie un roman partiellement autobiographique, dans lequel elle expose ses opinions politiques.

   

Pour en savoir plus voir Wikipedia

Sofja_Wassiljewna_Kowalewskaja

Un article de l'ami Hervé Chuberre    ------>

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Louise, Léonie, Henriette Laffitte (1849-1938)

  

Née le 13 novembre 1849 à Lectoure (Gers) ; apprêteuse de soierie ; demeurant 43, rue Saint-Paul à Paris, IVe arr. ; décédée à Paris en 1938.

Avec Henriette Garoste, J. Manie, J. Rama, Rheims et Maria Verdure, elle fut déléguée le 26 mars 1871 par la société « L’Éducation nouvelle » auprès de la Commune de Paris, afin de demander que l’instruction soit laïque, gratuite et obligatoire.

Elle enseigna pendant la Commune à l’école de l’avenue Parmentier. Elle se maria en 1875 à Paris et eut un fils, Eugène Jean Raoul Boudeville, chevalier de la Légion d’honneur, Croix de Guerre 14-18 avec palmes, Military Cross. 

En 1905, elle était trésorière de la Ligue française des mères de famille. Elle mourut à Paris en 1938.
   

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Blanche Lefebvre (1847-1871)
    

Blanche Lefebvre était une blanchisseuse du lavoir Sainte-Marie des Batignolles où elle participe à la gestion de la ville de Paris durant la Commune de Paris. 

Elle est membre du Club de la Révolution sociale qui est créé le 3 mai 1871 dans l'église Sainte-Marie des Batignolles et également membre de la Commission exécutive du Comité central de l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés.

Durant la Semaine sanglante, elle combat les troupes versaillaises et est tuée le 23 mai 1871, à l’âge de 24 ans, sur la barricade des Batignolles (un des barricades de la rue des Dames, XVIIe arr.).

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Andre Léo (1824-1900)

   

Victoire Léodile Béra est née à Lusignan dans la Vienne. Son père est notaire à Lusignan, puis juge de paix à Gençay. Elle quitte la région en 1851 pour épouse Pierre-Grégoire Champseix, alors établi en Suisse.

A partir de 1862, pour toutes ses activités, elle prend le pseudonyme d'André Léo, constitué des prénoms de ses deux fils. Dans le camp des républicains, elle milite pour la cause féministe avec Elisa et Charles Lemonnier, Elisée et Elie Reclus et, un peu plus tard, Benoît Malon et Louise Michel.

.../... la suite dans le document PDF ci-dessous

Andreleo

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Marie Alexandrine Leroy (veuve), née Spinoy  (1850 - ?).

  

Pendant la Commune, « elle fait opérer des perquisitions et des réquisitions ». Elle appartient au Comité des dames qui s’occupe des orphelinats de la Garde nationale durant la Commune. Elle est condamnée, le 18 septembre 1872, par le 3e Conseil de guerre à la déportation simple en Nouvelle-Calédonie (5ans).
   

Leroy-veuve

Leroy

Veuve Leroy

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Mme Levavasseur

 

Dans l’hebdomadaire REGARDS du 25 mai 1934, elle fait partie des 4 anciens Communards qui sont interviewés par Pierre BOCHOT.

Assise près d’une cage, une femme de 94 ans parle à ses oiseaux. C’est la citoyenne Levavasseur ...

Pendant la Commune elle était à Lyon ...

Tous les ans elle va au banquet des “Amis de la Commune”.

Là, on se retrouve, dit-elle en s’animant, on se rappelle le passé … Les camarades m’appellent la Doyenne … Et puis, ils me taquinent.

Et tous les ans, elle va au Mur.
 

.../... L'interview complet dans le document PDF ci-dessous.

Levavasseur

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Hortense MACHU née David (1835)

   
Hortense Aurore David est née à Reims vers 1835. Elle était veuve et mère de deux enfants au moment de la Commune de Paris.

Brossière de profession (personne qui fabrique ou vend des articles de brosserie), elle devint cantinière sous la Commune.

Elle concourut à la défense de la barricade de la rue Royale (VIIIe arrondissement) ; vêtue en marin, elle tirait le canon place de la Concorde, ou bien restait tranquillement assise sous la voûte du ministère de la Marine quand elle ne manœuvrait pas les mitrailleuses. Elle fut portée en triomphe par ses camarades à l’Hôtel de Ville, félicitée pour son adresse et son courage.

Elle fut accusée devant le 4e conseil de guerre d’avoir pris part à l’incendie des Tuileries, et condamnée le 16 avril 1872 aux travaux forcés à perpétuité.
   

Sources : Le Maitron - Les Pétroleuses, d’Edith Thomas, p. 205.

Hortense-David-Machu

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Joséphine Marchais (1840-1874 ?)
   

Elle nait vers 1840 à Blois (Loir-et-Cher) ; Joséphine Marchais avait fait six mois de prison pour vol ; sa mère en avait fait cinq ans pour excitation à la débauche ; sa sœur avait été enfermée dans une maison de correction jusqu’à l’âge de vingt ans, puis condamnée pour vol à trois mois de prison.

Elle-même était, en 1871, vivandière au bataillon des Enfants-Perdus, où se trouvait son amant, Jean Guy (garçon boucher). Les 22 et 23 mai, elle était rue de Lille (VIIe arr.) portant chapeau tyrolien et fusil ; elle aurait forcé son amant à combattre sur les barricades ; elle-même fut prise les armes à la main.

Accusée de pillage, de propos obscènes, elle fut condamnée à mort ; la peine fut commuée deux mois plus tard, le 27 novembre 1871, en travaux forcés à perpétuité.
Elle fut envoyée en Guyane, aux îles du Salut, d’où elle s’évada le 20 novembre 1872. Elle fut retrouvée le 26. Elle y mourut le 20 février 1874, sans que l’on connaisse les causes du décès, peut-être à l’occasion d’une nouvelle tentative d’évasion. 

Mais selon une autre source, elle vivait encore en 1885, mariée à un gendarme. Quels renseignements sont exacts ?

Sources : Le Maitron

J-Marchais

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Louise Michel (1830 - 1905)

  

Institutrice, anarchiste, féministe, elle est la plus célèbre et la plus connue des Communeuses.

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Un livre de Pierre Durand
Éditeur : Le Temps des Cerises
Prix : 20 €

Un extrait ci-contre ====>

L'arrestation de Louise Michel

Les obsèques de Louise Michel

Arrestation-louise-michel

Obseques-louise-michel

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Paule Minck (1839 - 1901)

   

Née le 9 novembre 1839 à Clermond-Ferrand et morte le 28 avril 1901 à Paris. Paule Minck est une femme de lettre, journaliste, féministe, socialiste. 

Pendant la Commune, tandis qu’André Léo collabore avec l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés, elle ouvre une école professionnelle gratuite à l’église Saint-Pierre de Montmartre et anime le club Saint-Sulpice rive gauche. Elle collabore au journal Paris libre de Pierre Vésinier et fait partie, avec Louise Michel, du Comité de vigilance de Montmartre.

Propagandiste énergique, elle anime des clubs révolutionnaires aussi bien à Paris qu'en province : c'est là qu'elle se trouve, envoyée en mission par la Commune pendant la Semaine sanglante. Elle parvient ainsi à échapper à la répression et s’enfuit en Suisse, cachée dans le tender d’une locomotive.      

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Eulalie Papavoine (1846-1875)


Jeanne Eulalie voit le jour le 11 novembre 1846 à Auxerre (Yonne).

Couturière, mère célibataire vivant en concubinage avec le caporal Fédéré Rémy Balthazar du 135e bataillon de la Garde nationale, participa à la Commune de Paris en tant qu'ambulancière à Neuilly, puis Issy, Vanves, Levallois.

Elle fut accusée d’être allée le 22 mai 1871 à la Légion d’honneur et d’avoir partagé avec la fille Suétens, arrêtée également, des objets pris dans une maison, rue de Solférino, VIIe arrondissement.

Eulalie Papavoine nia avoir participé aux incendies de quartier, rue de Lille notamment ; elle reconnut seulement avoir organisé une ambulance dans une maison de la rue de Solférino.

Elle fut condamnée, le 4 septembre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation civique ; elle avait été autorisée à épouser Balthazar, détenu aux docks de Satory, pour légitimer son fils, âgé de quatre ans.

Eulalie Papavoine mourut à l’asile de Châlons-sur-Marne le 24 mai 1875.

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(Sources : Le Maitron)

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Alix Payen (1842-1903)


Louise Alix Milliet voit le jour le 18 mai 1842, au Mans, dans une famille bourgeoise, républicaine et fouriériste. Elle et sa sœur sont instruites comme leurs frères.

Pendant le siège de Paris et la Commune, Alix vit dans le dixième arrondissement avec son mari Henri Payen, ouvrier bijoutier. Le 12 avril 1871, elle s’engage comme infirmière dans le 153e bataillon, où son mari est garde national. Elle participe ainsi aux combats défendant le Fort d’Issy, puis à ceux de Levallois. Son mari est blessé vers le 19 mai et meurt à Paris le 29.

La mère d’Alix, née Louise de Tucé, réussit à obtenir un laissez-passer versaillais et Alix peut quitter Paris avec sa famille. Pendant ces quelques semaines, elle écrit à sa famille des lettres qui forment un exceptionnel témoignage sur la défense de Paris assiégé par les versaillais et sur son courage.

Quelques années plus tard elle se remarie, avec Louis Gustave Poisson. Elle meurt à Paris le 24 décembre 1903.

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Anna Poustovoïtova

 

Elle est une héroïne de l’insurrection polonaise de 1863. Dernière grande insurrection contre l’Empire tsariste, elle sera défaite en 1864 et aura pour résultat une répression impitoyable.

Combattante avec Garibaldi, elle reçoit de ce dernier son propre sabre.

Toujours habillée en homme, elle tient pendant la Semaine sanglante la barricade de la Place Blanche (Pigalle) avec – entre autres - Elisabeth Dmitrieff, Béatrix Excoffon, Malvina Poulain, Blanche Lefebvre, Louise Michel, Nathalie Le Mel …
   

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Marie Rogissart (1841 - 1929)

   

Née le 12 mai 1841 à Neufmanil, commune ardennaise à quelques kilomètres de la frontière belge, elle décède à l’hospice de Nouméa le 7 août 1929 en Kanaky (Nlle-Calédonie). 

Ayant gagné la capitale, elle participe à la Commune de Paris en 1871, vice-présidente du club Eloi, porte-drapeau du bataillon des femmes. Arrêtée, et déportée en Nouvelle-Calédonie, elle choisit d’y rester après sa peine. En 1929, elle est sur l’île la dernière survivante des déportés politiques de la Commune.

Vendredi 5 juillet 2019 : Inauguration à Paris du Passage Marie Rogissart en présence de Catherine Baratti-Elbaz , maire du 12ème arrondissement.

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Léontine Suétens (1846-?)

 

Née le 4 mai 1846 à Beauvais (Oise), célibataire, blanchisseuse, Léontine Suétens avait été condamnée le 10 octobre 1867, à Paris, à un an de prison pour vol. 

Depuis six ans, elle vivait en concubinage avec Aubert Louis qui fut sergent-major au 135e bataillon fédéré. Elle le suivit comme vivandière dès les premiers jours de la Commune de Paris et assista avec lui aux combats de Neuilly, Issy, Vanves, Levallois-Perret.

Elle fut blessée deux fois. Son rôle au bataillon consistait à vendre de l’eau-de-vie aux gardes nationaux. Venue le 22 mai 1871 rue de Lille (VIIe arr.), elle passa 24 heures à la Légion d’honneur, puis assista à la construction de barricades et au transport des barils de pétrole.

Son compagnon, Aubert, fut tué sur une barricade ; elle-même, arrêtée, nia « avoir mis la main au pétrole » mais fut cependant condamnée le 4 septembre 1871, par le 4e conseil de guerre, à la peine de mort ; sa peine fut commuée le 27 novembre 1871 en travaux forcés à perpétuité. Déportée en Guyane.

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(Sources : Le Maiton)

Sur Louis Aubert (Le Maitron)

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Victoire Tynaire (1831-1895)
 

Marguerite Victoire Guerrier nait le 6 mars 1831 à Issoire (Puy-de-Dôme). En En 1856, à Lyon, elle obtint son brevet de capacité pour être institutrice. Elle épouse un clerc de notaire nommé Tinayre qui "ne se faisait remarquer en aucune manière” … contrairement à sa femme.

Après avoir dirigé une école libre à Issoire, elle vient à Paris et organise des écoles libres et "protestantes" à Neuilly, Bondy, Noisy-le-Sec, Gentilly. En 1867, elle fonde avec Louise Michel, Étienne Delamarche et le cordonnier fouriériste Fortuné Henry la « Société des Équitables de Paris », coopérative de consommation dont les réunions se tiennent chez le président, Fortuné Henry.

Elle fait adhérer l’association à l’Internationale et à la Fédération des Sociétés ouvrières.

Pendant le siège de Paris, elle “continue sa propagande communiste”. Sous la Commune, elle est nommée inspectrice des écoles de filles du XIIe arrondissement.

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Victoire

Dans le Maitron           Sur Wikipedia

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Maria Iphigénie Glorvina Verdure (1849-1878) – Epouse Découdray


Née le 16 juin 1849 à Saint-Folquin (Pas-de-Calais), morte le 23 mars 1878 à Paris (IXe arr.) ; Elle fut membre de la société L’éducation nouvelle auprès de la Commune de Paris. Elle est la précurseure des crèches.

Elle est la fille de l’instituteur, membre de la Commune, Augustin Verdure (1825-1873).

Elle fit partie de la délégation de la Société « L’Éducation nouvelle » qui le 26 mars 1871 demanda notamment que l’instruction soit laïque, gratuite et obligatoire.

(Sources Le Maitron)

Creche-Maria-Verdure

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Hommes de la Commune

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Mohamed Ben Ali ( ? - 1871)

 

On ne connait par la date de naissance de Mohamed Ben Ali, un des “Turco” de la Commune. Il meurt pendant la “semaine sanglante”.

C’est pour la ressemblance de leur tenue avec celle des Turcs que les tirailleurs algériens sont surnommés « Turcos ». Ils sont 9 000 à prendre part à la guerre franco-prussienne. La plupart sont rapatriés dès le 15 mars, mais une poignée d’entre eux, parmi lesquels Mohamed Ben Ali, rejoignent la Commune.

Originaire du sud de l’Algérie, il devient, le 21 mars 1871, l’ordonnance de Maxime Lisbonne. Il participe au front d’Issy jusqu’à sa chute en mai.

Pendant la “semaine sanglante”, un parlementaire versaillais demande à discuter avec Maxime Lisbonne à la barricade de la rue Lecourbe (15 e arrondissement). Mohamed Ben Ali et un officier de l’état-major partent en reconnaissance … Ils n’en sont jamais revenus.

Ii est mentionné dans L’Insurgé de Jules Vallès et dans les Mémoires de Louise Michel.

Didier Daninck dans “le banquet des affamés“, un livre sur Maxime Lisbonne évoque le combat de son ordonnance.

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Dans le tableau “le Turco Ben-Kaddour au combat de Lorcy”  (ci-dessus), Jules Monge le montre armé d’un fusil malgré son bras gauche en écharpe.

Il est représenté, également, portant le drapeau rouge sur une aquarelle conservée dans les réserves du Musée Carnavalet, à Paris.

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Camille Barrère (1851 - 1940)

 

Il naît le 23 octobre 1851 à La Charité-sur-Loire. Fils d'un instituteur républicain, proscrit après le coup d'État du 2 décembre 1851, il est alors élevé en Angleterre, devient parfaitement anglophone et y rencontre Martin Nadaud, ancien et futur député républicain d'extrême gauche.

Rentré en France en 1870 après les défaites de l’armée impériale, il arrive à Guéret (Creuse) en octobre 1870 ; il y est secrétaire particulier du préfet jusqu’au 15 mars 1871.
Arrivé à Paris il offre ses services ; on le nomme lieutenant et on l’attache au dépôt central d’artillerie de Saint-Thomas-d’Aquin jusqu’au 21 mai. Il collabore à L’Affranchi (2-25 avril) de P. Grousset et à La Sociale (31 mars-17 mai).

Après la semaine sanglante, il doit à nouveau s'exiler à Londres ... Dépeint comme un jeune patriote instruit plutôt qu’un exalté, il est condamné (par contumace), le 18 février 1873, à la déportation dans une enceinte fortifiée par le 20e conseil de guerre ... 

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Charles, Léopold Bénézit (1847 - ?)

 
Né le 28 mai 1847 à Dinan (Côtes-du-Nord) ; fleuriste ; communard réfugié à Jersey.

Charles Léopold était le fils du professeur de musique républicain et fouriériste Charles Bénézit (1815-1900) et d’Euphrosine Marie Perrine Boulangé (1819-av. 1900). Il avait vécu à partir de 1850 à Saint-Hélier, capitale de l’île de Jersey où ses parents étaient en exil.

En 1868 il était de retour en France avec ses parents et exerçait comme sa mère le métier de fleuriste. Au moment de la guerre franco-prussienne il était célibataire mais aurait eu deux enfants d’une concubine. Il vivait alors 10 rue Duras à Paris (VIIIe arr.) dans le quartier de la Madeleine.

Pendant la Commune il était caporal dans le bataillon fédéré du VIIIe arrondissement. Pour ce fait il fut condamné par contumace, le 18 avril 1872, par le 10e conseil de guerre, à dix ans de bannissement. Il était alors à Liverpool.

Il se réfugia ensuite à Jersey où il avait passé son enfance. Il appartint un temps à la Société des républicains-socialistes réfugiés à Jersey, société fondée en juin 1872 par Eugène Alavoine. Selon le recensement de 1881 il vivait à Saint-Hélier comme professeur de dessin et de français. Il fut, par la suite, amnistié.


Sources : Le Maitron

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Charles Victor Beslay (1795 - 1878)

 

Né le 4 juillet 1795 à Dinan (Côtes-du-Nord), mort le 30 mars 1878 à Neuchâtel (Suisse) ; ingénieur ; représentant du Morbihan en 1848 ; membre de l’Internationale ; doyen des membres de la Commune de 1871.

Le grand-père de Charles Beslay était notaire, son père fit des études de droit et fut procureur-syndic du district de Dinan sous la Révolution, puis député au corps législatif en 1801.

Charles Beslay commença ses études à Dinan et les continua au lycée Napoléon. Puis il aida son père — homme d’affaires — et le hasard d’une adjudication le fit participer en 1830 au creusement du canal de Nantes à Brest : il fut amené à apaiser un conflit entre ouvriers à Pontivy et la même année fut élu député à la Chambre où il retrouva son père ; mais les Bretons le jugèrent trop radical et ne le réélurent pas. 

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Louis Charles Boileau (1837-1914)

 

Fils de l’architecte Louis-Auguste Boileau, Louis-Charles nait le 26 octobre 1837 à Paris. Il devient lui-même architecte. On lui doit : l’hôtel Le Lutetia et le grand magasin Le Bon Marché.

En 1871, il habite au 21 rue Boulay dans le XVIIe arrondissement.

Pendant la Commune de Paris, il fait partie de la Commission fédérale des artistes élue le 17 avril 1871, après une première réunion tenue le 14 dans le grand amphithéâtre de l’École de médecine. « Provoquée par M. Courbet, avec l’autorisation de la Commune — cf. J.O. de la Commune, 15 avril ». Plus de 400 personnes assistèrent à cette réunion du 14, sous la présidence de Courbet assisté d'Eugène Pottier.

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L’hôtel Le Lutetia

Le Bon Marché

Lutetia

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E. Boyenval

   

Sous la Commune de Paris, avec Bestetti, Pierre Bisson, Bonnard, Duvivier, Larmier, Charles Longuet, Marchand, Piéron, Régère, Édouard Roullier et Treillard, Boyenval appartenait, au Comité démocratique socialiste du Ve arrondissement de Paris.

Il ne fut pas poursuivi au lendemain de la Commune et il œuvra à secourir les déportés de Nouvelle-Calédonie. Il réussit notamment à faire passer de l’argent (et même de l’or) à Nathalie Le Mel.

Resté très proche de Nathalie Le Mel, qui était tombée dans la plus grande misère, il tenta pendant plusieurs années de la décider à entrer à l’hospice d’Ivry, ce qu’elle accepta finalement de faire en 1915. Lors de sa mort en mai 1921, Boyenval était toujours vivant.

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Pour en savoir plus, le document ci-contre

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Bruno Braquehais (1823-1875) – Le photographe de la Commune

   

Bruno Braquehais naît le 28 janvier 1823 à Dieppe. Sourd-muet de naissance, il est envoyé à l’Institut Royal desSourds-Muets à Paris pour étudier et apprendre le métier de lithographe. Après avoir exercé son métier à Caen, il s'installe comme photographe à Paris en 1850.
.../..
Sa production d'environ 150 clichés (dont 109 sont connus aujourd'hui) pendant la Commune de Paris est considérée comme un exemple précoce de photojournalisme.
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Braquehais réalise des portraits de fédérés posant fièrement devant leurs barricades ainsi que des troupes versaillaises pendant la Semaine sanglante. Il photographie également la mise à bas de la Colonne Vendôme en direct. Ses clichés de la Commune de Paris constituent une œuvre originale faisant de lui « Le photographe de la Commune » pour laquelle il avait probablement des sympathies.

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David, Léon Brès (1838- ?)

  

Né le 6 juillet 1838 à Saint-Martin-de-Boubaux lieu-dit Le Cambonnet (Arrondissement de Florac, département de La Lozère) ; demeurant à Paris ; cordonnier, déporté en Nouvelle-Calédonie.

David Brès était marié, père d’un enfant, mais vivait en concubinage avec une femme dont il avait un autre enfant.
Pendant le 1er Siège de Paris, il servit dans la 2e compagnie de marche du 66e bataillon de la Garde nationale et continua son service sous la Commune ; le 26 avril 1871, il entra dans la 4e batterie d’artillerie de la XIe légion et, vers le 14 mai, fut nommé brigadier ; on l’arrêta le 28 juin.

Le 16e conseil de guerre le condamna, le 4 mai 1872, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Remis de peine le 23 juillet 1877.

 
Source : Le Maitron

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Zéphirin Camelinat (1840-1932)

    

Ouvrier ciseleur de profession, il adhéra à "l’Internationale ouvrière" et fut nommé par la Commune directeur des postes puis directeur de la monnaie. Sa gestion de l’argent fut un exemple de rigueur et d’honnêteté. Pendant la Semaine sanglante, il combattit sur les barricades, échappa aux Versaillais, se réfugia en Angleterre et fut amnistié en 1879.

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Amilcare Cipriani (1844-1918)

   

Né à Anzio (États pontificaux) le 18 octobre 1844 ; mort à Paris le 30 avril 1918. Aventurier garibaldien, anarchiste puis socialiste.

Installé en France en 1870, il se joignit au mouvement républicain. Pendant la guerre franco-prussienne, il fit évader Flourens de la prison de Mazas et se prit part aux combats contre les Prussiens. 

Il joua un rôle de premier plan au cours de la première période de la Commune, tant militaire que politique. Le 2 avril, après un échange de feu avec les Versaillais au cours duquel Flourens fut tué, Cipriani fut arrêté, conduit à Versailles et condamné à mort. Il échappa à l’exécution grâce à un contre-ordre de Thiers qui craignait des représailles contre les otages de la Commune. Emprisonné d’abord à Belle-Isle, puis à Cherbourg, il fut à nouveau condamné après la chute de la Commune, mais finalement déporté en Nouvelle-Calédonie en mai 1872.

À Nouméa, où il resta pendant huit ans, il sympathisa avec Henri Rochefort etLouise Michel. Amnistié en 1880, il rentra en Europe où il milita au sein de la fédération italienne de l’ex-Première Internationale, passée à l’anarchisme. Il se lia à l’époque avec Benoît Malon*, malgré son évolution légalitaire. Ils devaient correspondre pendant longtemps.


Pour en savoir plus : Le Maiton

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Adolphe Clémence (1838-1889)

   
Hippolyte, Adolphe Clémence (dit Roussel) est né le 9 décembre 1838 à Paris. Ouvrier relieur, internationaliste, communard.

Petit-fils du babouviste Jean-Baptiste Clémence qui fut de la conjuration des Égaux, il fut un des fondateurs de l’Internationale. Il meurt le 4 février 1889 à Paris (VIe arr.),

Clémence fut un des cents premiers adhérents de l’Internationale (il fut inscrit sous le n° 227 selon un rapport du 26 septembre 1872). Il était membre du Cercle des associations coopératives et de la société coopérative de consommation la Ménagère ...

Clémence fut élu membre de la Commune, le 26 mars, par le IVe arr. avec 8 163 voix sur 13.910 votants. Il appartint à la Commission de la Justice à partir du 21 avril. Il vota contre le Comité de Salut public et signa le manifeste de la minorité : « la Commune de Paris a abdiqué son pouvoir entre les mains d’une dictature à laquelle elle a donné le nom de Salut public ». ...  

.../... La suite dans le PDF ci-dessous

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La fiche du Maitron

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Jules-Aimé Dalou (1838-1902)

   

Issu d’une famille ouvrière d’origine protestante, Aimé Dalou est né le 31 décembre 1838 à Paris. Il fut l’élève de Carpeaux, puis entra à l’École des Beaux-Arts et devint un des plus grands sculpteurs de la seconde moitié du XIXe siècle.

Sous la Commune, il fut officier au 83e bataillon fédéré, mais, avant tout, appartint à la Commission fédérale des artistes élue le 17 avril et fut désigné, ainsi que Jules Héreau, pour assister Oudinot délégué administrateur provisoire des musées du Louvre (J.O. Commune, 17 mai 1871).

Le 3e conseil de guerre le condamna, par contumace, le 1er mai 1874, aux travaux forcés. Aimé Dalou passa plusieurs années à Londres avec sa femme et sa fillette née vers 1867. Il dessina pour les journaux illustrés et modela des terres cuites qui firent sa réputation en Angleterre.

De retour en France, il sculpta des bas-reliefs consacrés aux événements révolutionnaires de 1789 à 1880.

Il meurt le 15 avril 1902 à Paris.

J-Dalou

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Tombeaux_historiques_Auguste_Blanqui

Tombeaux_historiques_Victor_Noir

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Charles Ferdinand Gambon (1820-1887)

   

Grande figure républicaine du XIXe siècle, il nait le 19 mars 1820 à Bourges (Cher) et meurt le 16 septembre 1887 à Cosne-sur-Loire (Nièvre).

D'une famille aisée, mais resté orphelin, il est élevé par sa grand-mère à Suilly-la-Tour, où il prend conscience de la misère des campagnes. Après des études classiques, il est avocat à 19 ans, et fonde en 1840, le Journal des Écoles. En 1846, il est nommé juge suppléant à Cosne-sur-Loire, mais est suspendu en 1847 pour ses positions anti-royalistes.

En 1848, chef républicain dans le département de la Nièvre, il est élu à l'Assemblée constituante et s'y oppose à la répression des journées de juin. En 1849, il est élu à l'Assemblée législative. Il participe à la journée du 13 juin 1849, ce qui lui vaut une inculpation, par la Haute Cour de justice de Versailles, pour complot et incitation à la guerre civile. La Haute Cour le condamne à une peine de déportation de dix ans, qu'il effectue à Belle-Île.

.../... La suite dans le document PDF ci-après.

Ferdinand-Gambon

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Michel Gelas (1814-1880), un communard maire de Villeurbanne

Le 6 septembre 1870, une petite troupe força les portes de l’Hôtel de ville de Villeurbanne puis expulsa la municipalité en place, pourtant fraîchement réélue. Le maire, Claude-Antoine Berger, protesta pour la forme puis s’inclina. Villeurbanne tournait la page du Second Empire. Comme à Lyon, où le drapeau rouge flottait sur le beffroi de la place des Terreaux, et où un Comité de Salut Public remplaça le Conseil municipal. Les conquérants de la mairie s’autoproclamèrent membres d’une « Commission provisoire administrative », puis élurent à leur tête « monsieur Michel Gelas, expert géomètre ».

   

.../...  Pour en savoir plus Le Maitron et le texte original d'Alain Belmont ci-dessous.

Mairie-Villeurbanne

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Clovis Hubert HUGUES (1851-1907)

   

Né à Ménerbes (Vaucluse) le 3 novembre1851, il meurt à Paris le 11juin1907. Poète, romancier, il participe à la Commune de Marseille en mars/avril 1871. Il est l'époux de la sculptrice Jeanne Royannez (1855-1932).

Ce fils de meunier fait ses humanités à Saint-Didier au séminaire de Sainte-Garde sans pour autant entrer dans les ordres. À sa sortie, il tâte du journalisme à Marseille et se décrit comme un Ruy Blas littéraire.

Il a dix-neuf ans quand éclate la Commune insurrectionnelle de Marseille. Il est à Marseille quand l'avocat-poète Gaston Crémieux, proclame la « république sociale » le 23mars1871. Elle dure jusqu'au 4 avril quand la troupe régulière écrase le bastion communaliste de la préfecture, à l'aide des canons de Notre-Dame-de-la-Garde.

Hugues, défendant en août les hommes de la Commune dans un article du Vrai Marseillais, est condamné le 21 septembre 1871 pour délit de presse.

    

.../... Pour en savoir plus le PDF ci-après et le site Wikipedia

Clovis_Hugues_Nadar

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Kadour, l’algérien de la Commune

    

Dans Le Turco de la Commune, un conte de la série des Contes du lundi,l’auteur antisémite Alphonse Daudet parle d’un homme dénommé Kadour venant d’une « tribu » algérienne.

Embarqué dans la stupide et meurtrière guerre franco-prussienne, il est nous dit Daudet « triste et patient comme un chien malade … et ne comprend rien à ce qui se passe autour de lui ».

De la Commune, bien entendu. Kadour, qui n’y comprend toujours rien, est quand même utilisé par les « communards qui aiment tant les chamarures » dixit Daudet. Qui continue, avec un côté bien colonialiste « Celui-là était bien un vrai turco. Pour s’en convaincre, on n’avait qu’à regarder cette frimousse éveillée de jeune singe ».

Mais non !!! Michèle Audin écrit sur son Blog :

Kadour savait parfaitement ce qu’il faisait. Il a défendu Paris assiégé avec ses camarades de la Garde nationale. Il a fêté la proclamation de la Commune le 28 mars avec ses amis, notamment en jouant de la derbouka et en dansant à La Chapelle, comme on peut le lire dans mon livre Comme une rivière bleue.

Kadour

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Le jeune Leroux

Un Gavroche de la Commune

   

   

" Quant à Leroux, c'est un homme ! "
déclara le Général Cluseret.

Journal-Guingamp

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Pierre Leroux (1797 - 1871)

  

Né le 6 avril 1797 à Paris, mort le 12 avril 1871 à Paris.
Typographe ; écrivain.
Théoricien du socialisme mutualiste et associationniste.
Communard (membre de la commission de l'enseignement).
Il fut maire de Boussac en Creuse.

   

Voir Le Maiton (ci-dessous) et 

Un article du journal La Montagne du 12 avril 2021 (en pdf).

P-Leroux

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Benoit Malon (1841 - 1893)

  

Né à Précieux (Loire) le 23 juin 1841 et mort à Asnières-sur-Seine le 13 septembre 1893, Malon est un journaliste et écrivain français. Il joua un rôle important dans l'histoire du mouvement ouvrier français et international.

Fils de paysans pauvres, son père Joseph Malon est valet de ferme et sa mère Benoîte Baleydier est femme au foyer, il a trois frères : Pierre, Joseph et Jean-Marie. Leur père meurt à l'âge de 34 ans d'un refroidissement, et leur mère se remarie en 1852, avec Eymar Bonnel, homme peu apprécié par Benoît.

Malgré sa présence irrégulière, c'est un bon élève de l'école communale de Précieux. À la mort de son père, il doit se placer comme ouvrier agricole à Neyrieu dans l'Ain. Malade, il revient en Forez, où il est recueilli et remis sur pied par son frère Jean Malon, instituteur, et bénéficie pendant deux ans de ses leçons. Il est ensuite élève à Lyon (pendant quelques semaines) dans un pensionnat qui prépare au petit séminaire où il manifeste toujours ses dons pour l'étude. Cette formation explique comment il est devenu journaliste et écrivain. Ne trouvant pas sa voie, il devient employé à la Croix-Rousse puis dans une banque à Trévoux.

.../... La suite dans le document PDF ci-dessous

Benoit-Malon

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Jules Martelet (1843-1916)


Né à Saint-Brice-Courcelles le 27 septembre 1843, Jules Martelet décède à Ivry le 27 avril 1916.

Peintre sur verre, il quitte Saint-Brice en 1863 pour Paris, où il adhère à l'Association internationale des travailleurs. Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871), il s’enrôle dans le Garde nationale. Il prend part aux journées révolutionnaires des 31 octobre 1870 et 22 janvier 1871 contre le Gouvernement de la Défense nationale. 

Lors du soulèvement du 18 mars il s’empare de la mairie du XIVe arrondissement. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune par le XIVe arrondissement, il siège à la commission des Services publics. Il fut nommé administrateur de ce même arrondissement.

Après la Semaine sanglante il est condamné en 1873 à la déportation, mais réussit à s’échapper de Paris et se réfugie en Suisse, où il devint professeur de dessin à la Chaux-de-Fonds, puis en Belgique.

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Jean-Jacques Pillot (1808 - 1877)

   
Né le 9 août 1808 à Vaux-Lavalette (Charente) et mort à la Prison centrale de Melun le 13 juin 1877, Pillot, est un écrivain socialiste et homme politique français. Figure du "communisme néo-babouviste" des années 1840, athée, il est une personnalité de la Commune de Paris.

Se destinant à la vie religieuse, il étudie au séminaire, avant d'enseigner à Marennes, Il renonce à son état de prêtre en 1827 et devient médecin. À partir de 1839, il fait de la propagande pour les idées de Babeuf.

.../... la suite dans le document PDF ci-dessous

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Jean-Louis Pindy (1840-1917)

   
Né à Brest le 3 juin 1840, il meurt à La Chaux de Fonds en Suisse le 24 juin 1917. Il fut une personnalité anarchiste de la Commune de Paris.

Menuisier, il est membre de l'Association internationale des travailleurs. Il participe aux congrès de l’AIT de Bruxelles (1868) et de Bâle (1869). Installé à Paris vers 1867, il y mène une vive action syndicaliste qui lui vaut deux procès en 1870 ....

Il est libéré par la proclamation de la République le 4 septembre 1870. Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870 - mars 1871), il est un des créateurs du Comité entral républicain des Vingt arrondissements.

Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune par le IIIe arrondissement; le 31 mars, il est nommé gouverneur de l'Hôtel de Ville de Paris (où siège le Conseil de la Commune). Il vote contre la création du Comité de Salut public. Le 24 mai, pendant la Semaine sanglante il donne l'ordre d'incendier l'Hôtel de Ville.

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Informations plus complètes dans Le Maitron

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Célestin Plouzané (1851-1871)

 

Célestin Plouzané nait le 17 février 1851 à Lambézellec (Finistère). Fils de Claude Plouzané, tonnelier sur le port de Brest, Célestin était poulieur (ouvrier qui fabrique des poulies) à l’arsenal de Brest.

Secrétaire-adjoint de la section brestoise de l’Internationale, il fut arrêté le 4 mai 1870 et relâché le 7 juin (33 jours de prison). Le tribunal correctionnel de Brest le condamna, le 23 juillet 1870, à un mois de prison (voir article du journal « Le Rappel » du 2 août 1870 dans la partie "Documents").

Il participa à la tentative d’établissement de la Commune à Brest, le 2 octobre 1870.

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Eugène Pottier (1816-1887)

Notre association a fait de 2016 l'année Eugène Pottier.

   

Au Panthéon des inconnus, Eugène Pottier devrait figurer en bonne place. Une tombe modeste érigée en 1905 grâce à une souscription nationale rappelle les mérites de l’auteur de « L’insurgé », « Jean Misère », « La toile d’araignée », « Ce que dit le pain », « La mort d’un globe », « L’Internationale », avec trois dates : 1816, 1870, 1887.

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Élisée Reclus (1830-1905)

    

Né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) le 15 mars 1830 et mort à Torhout en Belgique le 4 juillet 1905, Jacques Elisée Reclus est un géographe et militant anarchiste. Communard, théoricien anarchiste, il fut un pédagogue et un écrivain prolifique. Membre de la Première Internationale, il rejoint la Fédération jurassienne après l'exclusion de Michel Bakounine. Avec Pierre Kropotkine et Jean Grave, il participe au journal « Le Révolté ». En 1892, il est invité par l’Université libre de Bruxelles qui lui offre une chaire de géographie comparée à la Faculté des sciences. Mais avant même d'avoir commencé, le cours est suspendu fin 1893 à la suite de l'attentat d'Auguste Vaillant à Paris. 

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Louis Rossel (1844-1871)

  

Louis Nathaniel Roussel est né à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) le 9 septembre 1844, il sera fusillé à Satory le 28 novembre 1871. Officier du Second Empire, il rejoint la Commune par patriotisme contre la trahison du gouvernement de la 2ème république. Il devient un des principaux chefs militaires de la Commune.

Dans le Maitron

Le film de Serge Moati - 1977

Louis-rossel

autographe

Ce film passé à l'époque sur FR3 n'est malheureusement plus commercialisé.

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Alexis Trinquet (1835-1882)

   

Alexis Louis Trinquet est né à Valenciennes (Nord) le 6 août 1835 et mort le 11 avril 1882 à Paris (XIe arrondissement).

Ouvrier cordonnier, il se fixe à Paris vers 1850. En 1866, il participe à la création d'une société coopérative L'Économie ouvrière. En 1869, il fait campagne pour l'élection d'Henri Rochefort au Corps législatif. En mars 1870, il est condamné à six mois de prison pour cris séditieux et port d'armes.

Il est libéré par la proclamation de la République le 4 septembre 1870. Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871), il s'engage dans la Garde nationale. Aux élections complémentaires du 16 avril 1871, il est élu au Conseil de la Commune par le Comité de Salut public. Pendant la Semaine sanglante, il combat sur les barricades à Belleville. Arrêté, il est condamné aux travaux forcés à perpétuité par le conseil de Guerre. Il est envoyé au bagne en Nouvelle-Calédonie. Malade, il tente de s'évader sans succès et est puni par trois ans de double chaîne. En 1880, toujours au bagne, il est élu aux élections municipales de Paris, dans la circonscription bellevilloise de Léon Gambetta, comme candidat de l'amnistie.

Il rentre après l'amnistie de septembre 1880. À sa mort, il était employé comme inspecteur à la préfecture de la Seine.

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Edouard Vaillant (1840-1915)

Notre association a fait de 2015 l'année Edouard Vaillant.

      

Édouard Vaillant est né à Vierzon dans le département du Cher le 26 janvier 1840 au sein d’une famille aisée. Son père, notaire et homme d’affaires se préoccupe peu de son éducation. Sa mère, très croyante, le soutiendra toujours dans les difficultés de la vie, malgré les affirmations révolutionnaires et l’athéisme de son fils.

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Jules Vallès (1832-1885)

   

Jules Vallès est né à Vierzon au Puy-en-Velay (place de la plâtrière) le 11 juin 1832. Sa vie est une révolte permanente contre l’injustice, une lutte sans relâche pour changer l’ordre établi.

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Eugène Varlin (1839-1871)

   

Eugène Varlin naît en 1839 à Claye-Souilly. Il va à l’école – l’alternative, à 7 ans, était l’usine –, commence, à l’âge de 13 ans et à Paris, un apprentissage de relieur, à 20 ans, suit des cours du soir, en français, comme beaucoup d’ouvriers du livre, mais aussi en géométrie. Avoir du temps pour lire, pour apprendre sera toujours, pour lui, la revendication primordiale.

Il sera massacré lors de la semaine sanglante.

.../... la suite dans le texte de Michèle Audin en PDF ci-dessous

Eugene-Varlin

Une note sur les grèves de 1864-1865

Varlin

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L'assassinat d’Eugène Varlin par Maximilien Luce

   
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