Dans ce qui suit les femmes et les hommes de la Commune sont classés par ordre alphabétique mais sont mises en avant d'abord les "communardes" avec en premier la Brestoise Nathalie Le Mel, puis les "communards".  

En 2020 nous rendrons hommage à Louise Michel, Zépyrin Camélinat et Louis Rossel.

Les femmes de la Commune ont été traitées de "Pétroleuses" par les Versaillais et la réaction. Sur "le mythe des pétroleuses" lire le texte ci-après :

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Nathalie Le Mel (1826-1921)

Notre comité local a fait de 2017 l'année Nathalie Le Mel (née Perrine Natalie Duval).

    

Née à Brest le 24 août 1826, elle quitte Quimper où elle s'était installée avec son mari en 1849, pour débarquer à Paris en 1861.
Une fois à Paris, sortie du carcan provincial et religieux, elle est obligée par manque d'argent d'apprendre et d'exercer un métier, celui de relieuse. En août 1864, une grève longue et très dure est menée par les ouvriers relieurs de Paris; parmi eux, le militant Eugène Varlin. Nathalie est parmi les grévistes. Et, lorsque l'année suivante, une nouvelle grève sera décidée, elle sera du comité de grève et ensuite élue déléguée syndicale.

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Lemel

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Anna Babick (1840-         )

   

Anna Guerrier née le 2 novembre 1840 est la soeur cadette de Victoire Tinayre. 

Après la Commune elle part en exil en Suisse avec sa sœur, sa famille et quelques communards.

Elle y épouse le 12 août 1873 aux Eaux-Vives (quartier populaire de Genève), le communard Nicolas Babick, élu du Xe arrondissement, l'inventeur de la liqueur Babickine, le prêtre illuminé de la religion fusionnienne et l'ami du non moins illuminé Jules Allix.
L'union est explosive et les deux époux sont heureusement propulsés par le destin à des kilomètres l'un de l'autre après quelques mois de vie agitée.

Elle part ensuite en Hongrie.

Lire le document "Exilés et voyageurs en Hongrie" de Claude Schkolnyk

   

" Rien ne nous dit, au demeurant, qu'Anna Guerrier ait pris une quelconque part au mouvement communaliste ; en effet, contrairement à son frère, Antoine Ambroise, et à sa sœur, Marguerite Victoire, qui tous deux ont été jugés par les conseils de guerre versaillais, Anna Guerrier, institutrice de son état, ne dispose d'aucun dossier dans la série 8J du SHD de Vincennes. Il se peut fort bien qu'elle n'ait fait que suivre sa famille en Suisse après l'écrasement de la Commune. "

Maxime Jourdan

Anna-Babick

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Marie Bonnevial (1841 - 1918)

 

Née à Rive-de-Gier (42) le 28 juin 1841 et morte le 4 décembre 1918, Marie Bonnevial est une militante syndicaliste, féministe et socialiste. Elle fait partie des pionnières de la franc-maçonnerie mixte au sein de l'Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain ».

Issue d'une famille modeste, Marie Bonnevial devient institutrice sous le Second Empire. Engagée contre les injustices sociales, elle rejoint en 1871 le mouvement de la Commune de Lyon, ce qui lui vaudra d'être renvoyée de l'instruction publique.  

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Victorine Brocher (1838-1921)

   

Victorine Malenfant est née à Paris en 1838, fille d’un cordonnier républicain et franc-maçon.
Mariée en 1861 à un artisan cordonnier Jean Rouchy, elle se lie très tôt aux militants de l’Association Internationale des travailleurs.
En 1862, elle travaille à Paris comme ouvrière piqueuse de bottines en 1862.
En 1867, elle participe à la fondation d’une boulangerie coopérative et d’un magasin coopératif.
Pendant la guerre franco-prussienne, son mari s’engage comme franc-tireur de la Loire et elle comme ambulancière.

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Victorine-Brocher

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Marie Bure (1821-1871)

  

Frangeuse à la Guillotière, elle est tuée à 50 ans lors de la barricade de la Grand rue de la Guillotière, le 1° mai 1871.

La seconde Commune de Lyon

Au printemps 1871, ce sont de nombreux militants lyonnais inconnus et insurgés quasi-anonymes qui firent ces soulèvements locaux. Ces courtes insurrections se passent en deux temps.

Du 22 au 25 mars 1871, la scène en est l’Hôtel de ville, tandis que celle du 30 avril et 1er mai 1871, plus sanglante, se déroule dans le faubourg de la Guillotière.

Dans la nuit du 22 au 23 mars, l’Hôtel de ville est une nouvelle fois envahi avec l’aide d’acteurs du 28 septembre 1870 (1ère Commune de Lyon), de membres de l’ex-comité de Salut Public, du Comité révolutionnaire de la Guillotière, et de 18 bataillons sur 24 du Comité central de la Garde Nationale. Une commission est installée.

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Herminie Cadolle (1842-1924)

La communarde qui inventa le soutien-gorge

 

Fille d’un couvreur, Eugénie Herminie Sardon nait le 17 août 1842 à Beaugency (Loiret).
Le 15 mai 1860, elle se marie avec Ernest Philippe Cadolle. L’année suivante, ils ont un fils, leur fils unique, Alcide Ernest. Le couple s'installe ensuite à Paris. Elle y travaille comme ouvrière corsetière.

Durant la Commune de Paris de 1871, elle participe à l'un des premiers mouvements se réclamant du féminisme « l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés ». Elle devient une amie de Louise Michel. À la fin de l'insurrection, elle est arrêtée et emprisonnée à Rouen, puis relaxée six mois plus tard. Son mari, peintre en bâtiment, enrôlé dans la Garde nationale, est condamné à deux ans de prison.

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Joséphine Courtois, veuve Delettra (1820- ?)

    

Elle combat à Lyon lors des journées révolutionnaires de 1848. On la surnomme alors « la reine des barricades ».
Couturière de son métier, lors de la Commune, elle fréquente les clubs de la Boule Noire et de l’église Saint-Bernard. 
Armée d’un fusil, une écharpe rouge sur sa jupe, elle réquisitionne les tonneaux vides du sieur Galliet pour construire la barricade à l’angle de la rue Doudeauville et de la rue Stephenson. Elle distribue des cartouches et en fait même porter aux combattants par sa petite fille.

Condamnée à 20 ans de réclusion.

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Sophie Doctrinal (épouse Lemarchand, dite Poirier) (1830-1879)

   

Née le 18 mars 1830 à Bouquigny, hameau de la commune de Troissy (Marne), morte à la prison centrale d’Auberive (1), le 21 mai 1879.

Durant le siège de Paris, elle participe avec d'autres femmes, Madame Blin, Béatrix Excoffon, Aglaé Jarry et Louise Michel, à la création du Comité de Vigilance du XVIIIe arrondissement. Elle en devient la présidente. Elle obtient de Clémenceau, maire du XVIIIe, des locaux, dans lesquels, elle met en place un atelier de confection coopératif pour des ouvrières. Elle préside également un club, la Boule noire à Montmartre.

Durant la Commune de Paris, elle milite pour les droits de la femme, propose la création d'écoles professionnelles féminines et se bat pour la suppression de la prostitution. Le 21 avril, elle signe avec André Léo et Anna Jaclard l'appel des citoyennes de Montmartre (2). Elle est également ambulancière et en recrute 80 dans son arrondissement.

Arrêtée par les Versaillais. Elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il est prononcé à son encontre, qu'elle avait eu « une déplorable influence sur cette partie de la population féminine de Paris, qui s'est trouvée plus tard disposée à prêter son concours incendiaire. »


(1) Jean-Pierre Bonnet nous communique le 15/10/2019 les informations suivantes : 

Vous faites mourir Sophie Doctrinal/Poirier à Auberive. Cela ne paraît pas certain : le matricule de la prison a disparu, mais il existe aux Archives de la Haute-Marne une liste des prisonnières transférées ou décédées : elle n'y figure pas. Elle n'apparaît pas non plus sur l'état civil de la commune d'Auberive. Or les Archives de Chaumont m'ont dit qu'après vérification, toutes les prisonnières mentionnées décédées se retrouvaient sur l'état civil de la commune d'Auberive, où elles constituent le groupe le plus important des décédées.

(2) - l’Appel des citoyennes de Montmartre

« Les citoyennes de Montmartre, réunies en assemblée, ont décidé de se mettre à la disposition de la Commune pour former des ambulances qui suivent les corps engagés avec l’ennemi et relever, sur le champ de bataille, nos héroïques défenseurs. Les femmes de Montmartre, animées de l’esprit révolutionnaire, veulent témoigner de leur dévouement à la révolution. »

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Marie Augustine Gaboriaud  (1835-1882)

   

Née à Ardelay (près des Herbiers) dans une famille de petits paysans, Marie Augustine Gaboriaud gagne Paris dans les années 1860 et y devient lingère. C’est là qu’elle rencontre et épouse Jules Chiffon (1822-1880), issu d’une famille de tailleurs de pierre de la Côte d’or.

Comment le couple vit-il la guerre, le siège et les balbutiements de la République ? On l’ignore. Nous savons seulement qu’à la veille de la proclamation de la Commune, le 28 mars, Jules est élu capitaine dans la Garde nationale. La Commune proclamée, on sait que Marie participe à l’Union des Femmes pour la défense de Paris puisqu’on lui reproche ses actions d’ambulancière lors de son procès. Durant la Semaine sanglante (21 au 28 mai) de la répression versaillaise, elle est décrite comme « ceinte d’une écharpe rouge et armée d’un revolver (…) aux barricades du pont d’Austerlitz et du boulevard Mazas. (…) On l’appelait “la Capitaine”. » ...

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Anna Jaclard (1843-1887) 

  

Née à St Petersbourg le 18 octobre 1843,   Anna Vassilievna Korvine-Kroukovskaïa est une socialiste et féministe révolutionnaire russe, membre de l'Association internationale des travailleurs. Elle est liée d'amitié avec Karl Marx et a épousé le blanquiste Victor Jaclard. Elle meurt le 12 octobre 1887 à Paris.

Elle est la soeur de la mathématicienne et socialiste Sofia Kovalevskaïa (1850–1891).

Pendant la Commune de Paris (1871), elle écrit dans le journal « La Sociale » fondé par André Léo. Elle est membre du Comité de vigilance de Montmartre aux côtés de Louise Michel et de Paule Minck.

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Pauline Kergomard (1938-1925)

    

Marie Pauline Jeanne Reclus est née le 24 avril 1838 à Bordeaux et décédée le 13 février 1925 à Saint-Maurice (Val-de-Marne).
Elle fut inspectrice générale des écoles maternelles, dont elle est la fondatrice en France.

Elle devient institutrice à 18 ans. En 1861, elle s'installe à Paris et épouse, en 1863, Jules Duplessis-Kergomard, qu'elle rencontre dans les milieux républicains. Elle y tient une école privée et devient la directrice de L'Ami de l'enfance, revue pour les « salles d’asile »

Elle est la cousine germaine du communard Élisée Reclus.


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Pauline Kergomard ne fut pas une figure de la Commune de Paris, mais fut une ardente promotrice de l'école laïque. En effet, en 1850, la loi Falloux imposa l’instruction religieuse dans toutes les écoles. Thiers voulait que le curé de la paroisse se charge de l’instruction primaire. Il préférait « l’instituteur sonneur de cloches à l’instituteur mathématicien ». Après le coup d’État du 2 Décembre 1851, le Second Empire renforça encore la mainmise de l’Église sur l’enseignement. Mais Louise Michel, Pauline Kergomard et d’autres instituteurs laïques refusèrent de faire allégeance à l’Empereur.

A la veille du 18 mars 1871, 27 % des enfants d’âge scolaire de Paris étaient inscrits dans les écoles communales tandis que 33 % fréquentaient les écoles congréganistes. En outre 32 % des enfants n’allaient dans aucune école car ils travaillaient très jeunes avec leurs parents ou dans les usines. Et, pour les mêmes raisons, beaucoup d’élèves inscrits n’étaient présents qu’en début d’année à l’école.

Les enfants travaillaient dès le plus jeune âge, parfois 15 heures par jour, dans les manufactures. L’âge d’embauche fut limité à 12 ans en 1841, puis à 13 ans en 1892, mais, le plus souvent, cela n’était pas respecté.

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Andre Leo (1824-1900)

   

Victoire Léodile Béra est née à Lusignan dans la Vienne. Son père est notaire à Lusignan, puis juge de paix à Gençay. Elle quitte la région en 1851 pour épouse Pierre-Grégoire Champseix, alors établi en Suisse.

A partir de 1862, pour toutes ses activités, elle prend le pseudonyme d'André Léo, constitué des prénoms de ses deux fils. Dans le camp des républicains, elle milite pour la cause féministe avec Elisa et Charles Lemonnier, Elisée et Elie Reclus et, un peu plus tard, Benoît Malon et Louise Michel.

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Andreleo

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Leroy-veuve

Leroy

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Mme Levavasseur

 

Dans l’hebdomadaire REGARDS du 25 mai 1934, elle fait partie des 4 anciens Communards qui sont interviewés par Pierre BOCHOT.

Assise près d’une cage, une femme de 94 ans parle à ses oiseaux. C’est la citoyenne Levavasseur ...

Pendant la Commune elle était à Lyon ...

Tous les ans elle va au banquet des “Amis de la Commune”.

Là, on se retrouve, dit-elle en s’animant, on se rappelle le passé … Les camarades m’appellent la Doyenne … Et puis, ils me taquinent.

Et tous les ans, elle va au Mur.
 

.../... L'interview complet dans le document PDF ci-dessous.

Levavasseur

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Louise Michel (1830 - 1905)

  

Institutrice, anarchiste, féministe, elle est la plus célèbre et la plus connue des Communeuses.

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L'arrestation de Louise Michel

Les obsèques de Louise Michel

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Paule Minck (1839 - 1901)

   

Née le 9 novembre 1839 à Clermond-Ferrand et morte le 28 avril 1901 à Paris. Paule Minck est une femme de lettre, journaliste, féministe, socialiste. 

Pendant la Commune, tandis qu’André Léo collabore avec l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés, elle ouvre une école professionnelle gratuite à l’église Saint-Pierre de Montmartre et anime le club Saint-Sulpice rive gauche. Elle collabore au journal Paris libre de Pierre Vésinier et fait partie, avec Louise Michel, du Comité de vigilance de Montmartre.

Propagandiste énergique, elle anime des clubs révolutionnaires aussi bien à Paris qu'en province : c'est là qu'elle se trouve, envoyée en mission par la Commune pendant la Semaine sanglante. Elle parvient ainsi à échapper à la répression et s’enfuit en Suisse, cachée dans le tender d’une locomotive.      

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Alix Payen (1842-1903)


Louise Alix Milliet voit le jour le 18 mai 1842, au Mans, dans une famille bourgeoise, républicaine et fouriériste. Elle et sa sœur sont instruites comme leurs frères.

Pendant le siège de Paris et la Commune, Alix vit dans le dixième arrondissement avec son mari Henri Payen, ouvrier bijoutier. Le 12 avril 1871, elle s’engage comme infirmière dans le 153e bataillon, où son mari est garde national. Elle participe ainsi aux combats défendant le Fort d’Issy, puis à ceux de Levallois. Son mari est blessé vers le 19 mai et meurt à Paris le 29.

La mère d’Alix, née Louise de Tucé, réussit à obtenir un laissez-passer versaillais et Alix peut quitter Paris avec sa famille. Pendant ces quelques semaines, elle écrit à sa famille des lettres qui forment un exceptionnel témoignage sur la défense de Paris assiégé par les versaillais et sur son courage.

Quelques années plus tard elle se remarie, avec Louis Gustave Poisson. Elle meurt à Paris le 24 décembre 1903.

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Marie Rogissart (1841 - 1929)

   

Née le 12 mai 1841 à Neufmanil, commune ardennaise à quelques kilomètres de la frontière belge, elle décède à l’hospice de Nouméa le 7 août 1929 en Kanaky (Nlle-Calédonie). 

Ayant gagné la capitale, elle participe à la Commune de Paris en 1871, vice-présidente du club Eloi, porte-drapeau du bataillon des femmes. Arrêtée, et déportée en Nouvelle-Calédonie, elle choisit d’y rester après sa peine. En 1929, elle est sur l’île la dernière survivante des déportés politiques de la Commune.

Vendredi 5 juillet 2019 : Inauguration à Paris du Passage Marie Rogissart en présence de Catherine Baratti-Elbaz , maire du 12ème arrondissement.

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Victoire Tynaire (1831-1895)
 

Marguerite Victoire Guerrier nait le 6 mars 1831 à Issoire (Puy-de-Dôme). En En 1856, à Lyon, elle obtint son brevet de capacité pour être institutrice. Elle épouse un clerc de notaire nommé Tinayre qui "ne se faisait remarquer en aucune manière” … contrairement à sa femme.

Après avoir dirigé une école libre à Issoire, elle vient à Paris et organise des écoles libres et "protestantes" à Neuilly, Bondy, Noisy-le-Sec, Gentilly. En 1867, elle fonde avec Louise Michel, Étienne Delamarche et le cordonnier fouriériste Fortuné Henry la « Société des Équitables de Paris », coopérative de consommation dont les réunions se tiennent chez le président, Fortuné Henry.

Elle fait adhérer l’association à l’Internationale et à la Fédération des Sociétés ouvrières.

Pendant le siège de Paris, elle “continue sa propagande communiste”. Sous la Commune, elle est nommée inspectrice des écoles de filles du XIIe arrondissement.

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Victoire

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Camille Barrère (1851 - 1940)

 

Il naît le 23 octobre 1851 à La Charité-sur-Loire. Fils d'un instituteur républicain, proscrit après le coup d'État du 2 décembre 1851, il est alors élevé en Angleterre, devient parfaitement anglophone et y rencontre Martin Nadaud, ancien et futur député républicain d'extrême gauche.

Rentré en France en 1870 après les défaites de l’armée impériale, il arrive à Guéret (Creuse) en octobre 1870 ; il y est secrétaire particulier du préfet jusqu’au 15 mars 1871.
Arrivé à Paris il offre ses services ; on le nomme lieutenant et on l’attache au dépôt central d’artillerie de Saint-Thomas-d’Aquin jusqu’au 21 mai. Il collabore à L’Affranchi (2-25 avril) de P. Grousset et à La Sociale (31 mars-17 mai).

Après la semaine sanglante, il doit à nouveau s'exiler à Londres ... Dépeint comme un jeune patriote instruit plutôt qu’un exalté, il est condamné (par contumace), le 18 février 1873, à la déportation dans une enceinte fortifiée par le 20e conseil de guerre ... 

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Charles Victor Beslay (1795 - 1878)

 

Né le 4 juillet 1795 à Dinan (Côtes-du-Nord), mort le 30 mars 1878 à Neuchâtel (Suisse) ; ingénieur ; représentant du Morbihan en 1848 ; membre de l’Internationale ; doyen des membres de la Commune de 1871.

Le grand-père de Charles Beslay était notaire, son père fit des études de droit et fut procureur-syndic du district de Dinan sous la Révolution, puis député au corps législatif en 1801.

Charles Beslay commença ses études à Dinan et les continua au lycée Napoléon. Puis il aida son père — homme d’affaires — et le hasard d’une adjudication le fit participer en 1830 au creusement du canal de Nantes à Brest : il fut amené à apaiser un conflit entre ouvriers à Pontivy et la même année fut élu député à la Chambre où il retrouva son père ; mais les Bretons le jugèrent trop radical et ne le réélurent pas. 

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Louis Charles Boileau (1837-1914)

 

Fils de l’architecte Louis-Auguste Boileau, Louis-Charles nait le 26 octobre 1837 à Paris. Il devient lui-même architecte. On lui doit : l’hôtel Le Lutetia et le grand magasin Le Bon Marché.

En 1871, il habite au 21 rue Boulay dans le XVIIe arrondissement.

Pendant la Commune de Paris, il fait partie de la Commission fédérale des artistes élue le 17 avril 1871, après une première réunion tenue le 14 dans le grand amphithéâtre de l’École de médecine. « Provoquée par M. Courbet, avec l’autorisation de la Commune — cf. J.O. de la Commune, 15 avril ». Plus de 400 personnes assistèrent à cette réunion du 14, sous la présidence de Courbet assisté d'Eugène Pottier.

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LC-Boileau

L’hôtel Le Lutetia

Le Bon Marché

Lutetia

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Zéphirin Camelinat (1840-1932)

    

Ouvrier ciseleur de profession, il adhéra à "l’Internationale ouvrière" et fut nommé par la Commune directeur des postes puis directeur de la monnaie. Sa gestion de l’argent fut un exemple de rigueur et d’honnêteté. Pendant la Semaine sanglante, il combattit sur les barricades, échappa aux Versaillais, se réfugia en Angleterre et fut amnistié en 1879.

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Charles Ferdinand Gambon (1820-1887)

   

Grande figure républicaine du XIXe siècle, il nait le 19 mars 1820 à Bourges (Cher) et meurt le 16 septembre 1887 à Cosne-sur-Loire (Nièvre).

D'une famille aisée, mais resté orphelin, il est élevé par sa grand-mère à Suilly-la-Tour, où il prend conscience de la misère des campagnes. Après des études classiques, il est avocat à 19 ans, et fonde en 1840, le Journal des Écoles. En 1846, il est nommé juge suppléant à Cosne-sur-Loire, mais est suspendu en 1847 pour ses positions anti-royalistes.

En 1848, chef républicain dans le département de la Nièvre, il est élu à l'Assemblée constituante et s'y oppose à la répression des journées de juin. En 1849, il est élu à l'Assemblée législative. Il participe à la journée du 13 juin 1849, ce qui lui vaut une inculpation, par la Haute Cour de justice de Versailles, pour complot et incitation à la guerre civile. La Haute Cour le condamne à une peine de déportation de dix ans, qu'il effectue à Belle-Île.

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Benoit Malon (1841 - 1893)

  

Né à Précieux (Loire) le 23 juin 1841 et mort à Asnières-sur-Seine le 13 septembre 1893, Malon est un journaliste et écrivain français. Il joua un rôle important dans l'histoire du mouvement ouvrier français et international.

Fils de paysans pauvres, son père Joseph Malon est valet de ferme et sa mère Benoîte Baleydier est femme au foyer, il a trois frères : Pierre, Joseph et Jean-Marie. Leur père meurt à l'âge de 34 ans d'un refroidissement, et leur mère se remarie en 1852, avec Eymar Bonnel, homme peu apprécié par Benoît.

Malgré sa présence irrégulière, c'est un bon élève de l'école communale de Précieux. À la mort de son père, il doit se placer comme ouvrier agricole à Neyrieu dans l'Ain. Malade, il revient en Forez, où il est recueilli et remis sur pied par son frère Jean Malon, instituteur, et bénéficie pendant deux ans de ses leçons. Il est ensuite élève à Lyon (pendant quelques semaines) dans un pensionnat qui prépare au petit séminaire où il manifeste toujours ses dons pour l'étude. Cette formation explique comment il est devenu journaliste et écrivain. Ne trouvant pas sa voie, il devient employé à la Croix-Rousse puis dans une banque à Trévoux.

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Jules Martelet (1843-1916)


Né à Saint-Brice-Courcelles le 27 septembre 1843, Jules Martelet décède à Ivry le 27 avril 1916.

Peintre sur verre, il quitte Saint-Brice en 1863 pour Paris, où il adhère à l'Association internationale des travailleurs. Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871), il s’enrôle dans le Garde nationale. Il prend part aux journées révolutionnaires des 31 octobre 1870 et 22 janvier 1871 contre le Gouvernement de la Défense nationale. 

Lors du soulèvement du 18 mars il s’empare de la mairie du XIVe arrondissement. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune par le XIVe arrondissement, il siège à la commission des Services publics. Il fut nommé administrateur de ce même arrondissement.

Après la Semaine sanglante il est condamné en 1873 à la déportation, mais réussit à s’échapper de Paris et se réfugie en Suisse, où il devint professeur de dessin à la Chaux-de-Fonds, puis en Belgique.

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Jean-Jacques Pillot (1808 - 1877)

   

Né le 9 août 1808 à Vaux-Lavalette (Charente) et mort à la Prison centrale de Melun le 13 juin 1877, Pillot, est un écrivain socialiste et homme politique français. Figure du "communisme néo-babouviste" des années 1840, athée, il est une personnalité de la Commune de Paris.

Se destinant à la vie religieuse, il étudie au séminaire, avant d'enseigner à Marennes, Il renonce à son état de prêtre en 1827 et devient médecin. À partir de 1839, il fait de la propagande pour les idées de Babeuf.

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Eugène Pottier (1816-1887)

Notre association a fait de 2016 l'année Eugène Pottier.

   

Au Panthéon des inconnus, Eugène Pottier devrait figurer en bonne place. Une tombe modeste érigée en 1905 grâce à une souscription nationale rappelle les mérites de l’auteur de « L’insurgé », « Jean Misère », « La toile d’araignée », « Ce que dit le pain », « La mort d’un globe », « L’Internationale », avec trois dates : 1816, 1870, 1887.

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Élisée Reclus (1830-1905)

    

Né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) le 15 mars 1830 et mort à Torhout en Belgique le 4 juillet 1905, Jacques Elisée Reclus est un géographe et militant anarchiste. Communard, théoricien anarchiste, il fut un pédagogue et un écrivain prolifique. Membre de la Première Internationale, il rejoint la Fédération jurassienne après l'exclusion de Michel Bakounine. Avec Pierre Kropotkine et Jean Grave, il participe au journal « Le Révolté ». En 1892, il est invité par l’Université libre de Bruxelles qui lui offre une chaire de géographie comparée à la Faculté des sciences. Mais avant même d'avoir commencé, le cours est suspendu fin 1893 à la suite de l'attentat d'Auguste Vaillant à Paris. 

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Louis Rossel (1844-1871)

  

Louis Nathaniel Roussel est né à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) le 9 septembre 1844, il sera fusillé à Satory le 28 novembre 1871. Officier du Second Empire, il rejoint la Commune par patriotisme contre la trahison du gouvernement de la 2ème république. Il devient un des principaux chefs militaires de la Commune.

Dans le Maitron

Le film de Serge Moati - 1977

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Ce film passé à l'époque sur FR3 n'est malheureusement plus commercialisé.

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Alexis Trinquet (1835-1882)

   

Alexis Louis Trinquet est né à Valenciennes (Nord) le 6 août 1835 et mort le 11 avril 1882 à Paris (XIe arrondissement).

Ouvrier cordonnier, il se fixe à Paris vers 1850. En 1866, il participe à la création d'une société coopérative L'Économie ouvrière. En 1869, il fait campagne pour l'élection d'Henri Rochefort au Corps législatif. En mars 1870, il est condamné à six mois de prison pour cris séditieux et port d'armes.

Il est libéré par la proclamation de la République le 4 septembre 1870. Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871), il s'engage dans la Garde nationale. Aux élections complémentaires du 16 avril 1871, il est élu au Conseil de la Commune par le Comité de Salut public. Pendant la Semaine sanglante, il combat sur les barricades à Belleville. Arrêté, il est condamné aux travaux forcés à perpétuité par le conseil de Guerre. Il est envoyé au bagne en Nouvelle-Calédonie. Malade, il tente de s'évader sans succès et est puni par trois ans de double chaîne. En 1880, toujours au bagne, il est élu aux élections municipales de Paris, dans la circonscription bellevilloise de Léon Gambetta, comme candidat de l'amnistie.

Il rentre après l'amnistie de septembre 1880. À sa mort, il était employé comme inspecteur à la préfecture de la Seine.

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Edouard Vaillant (1840-1915)

Notre association a fait de 2015 l'année Edouard Vaillant.

      

Édouard Vaillant est né à Vierzon dans le département du Cher le 26 janvier 1840 au sein d’une famille aisée. Son père, notaire et homme d’affaires se préoccupe peu de son éducation. Sa mère, très croyante, le soutiendra toujours dans les difficultés de la vie, malgré les affirmations révolutionnaires et l’athéisme de son fils.

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Jules Vallès (1832-1885)

   

Jules Vallès est né à Vierzon au Puy-en-Velay (place de la plâtrière) le 11 juin 1832. Sa vie est une révolte permanente contre l’injustice, une lutte sans relâche pour changer l’ordre établi.

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Eugène Varlin (1839-1871)

   

Eugène Varlin naît en 1839 à Claye-Souilly. Il va à l’école – l’alternative, à 7 ans, était l’usine –, commence, à l’âge de 13 ans et à Paris, un apprentissage de relieur, à 20 ans, suit des cours du soir, en français, comme beaucoup d’ouvriers du livre, mais aussi en géométrie. Avoir du temps pour lire, pour apprendre sera toujours, pour lui, la revendication primordiale.

Il sera massacré lors de la semaine sanglante.

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L'assassinat d’Eugène Varlin par Maximilien Luce